L'element humain

L’Elément Humain® a été développé par Will SCHUTZ, dans le but d’accroître les capacités relationnelles et l’estime de soi des personnes tout en développant la responsabilité et les performances des organisations.

A l’origine de ses travaux se trouve une demande de la marine US dans les années 50 pour construire un outil de diagnostic destiné à prédire le fonctionnement et la performance des équipages. Docteur en psychologie et statisticien, il conçoit alors un test comportemental comprenant trois dimensions relationnelles, inclusion, contrôle et ouverture. Il appelle cela la théorie FIRO (Orientation Fondamentale des Relations Interpersonnelles).

Il va poursuivre une carrière d’enseignant chercheur à Berkley et Harvard. Puis il va rejoindre des institutions psychiatriques avant-gardistes telles que le Massachusetts Mental Health Center à Boston et le Albert Einstein Médical School à New-York. Son intérêt pour la dynamique des groupes l’amène à mettre en place ses premiers séminaires dédiés au développement des personnes.

Dans le milieu des années 70 il rejoint le mouvement du potentiel humain à Esalen en Californie et collabore avec Fritz Perls, Abraham Maslow, Ida Rolf, Moshe Feldenkrais ou encore Alexandre Lowen. Ces rencontres lui permettront d’étoffer son approche pédagogique en utilisant des techniques de relaxation et de visualisation, en mettant le corps en action pour vivre des expériences permettant la montée en conscience de soi.

Il continue à développer son modèle qui prendra le nom d’Elément Humain en travaillant avec de grandes organisations (la Nasa, Procter et Gamble, Xerox, Unilever, Volvo, Mitsubishi…).

Ce modèle est notamment basé sur le constat suivant : 

«La principale entrave à la performance des équipes vient du fait qu’un déficit d’estime de soi provoque des rigidités comportementales (mécanismes de défense) qui sont autant de crispations dans les relations interpersonnelles. Ceci empêche les personnes de communiquer de façon authentique par exemple sur les difficultés qu’elles rencontrent et autres problèmes qu’elles prennent grand soin de cacher».

Elles dépensent donc beaucoup d’énergie dans ce que Will SHUTZ appelle les mécanismes de défense, plutôt que d’orienter leur énergie disponible vers plus d’ouverture, plus de responsabilité, plus de coopération et la recherche de solutions communes. Tout le travail lié à ce modèle invite donc à créer les conditions de la confiance à travers un climat relationnel et organisationnel favorisant le confiance.

Son ouvrage de référence est L’Elément Humain, InterEditions.